Historique
Les points de repère
Le premier des grands points de repère de l'histoire de la Galerie est sans nulle doute son inauguration en septembre 1988 sous le nom de La Galerie à la Cour des arts , dirigée par Mayo Graham, sa première et dynamique directrice. En 1992, la Collection Firestone d'art canadien, que la Ville d'Ottawa vient d'acquérir, est confiée à la Galerie renommée La Galerie d'art d'Ottawa . La même année, Anne Doran et un groupe de bénévoles énergiques mettent sur pied son attrayant service de vente et de location d'ouvres d'art. L'incorporation de la Galerie comme organisme de charité autonome a lieu en 1993 avec l'élection de son premier conseil d'administration et la nomination de Glenn McInnes comme président l'année d'ensuite. Au milieu des années 1990, le financement annuel versé par d'autres organisations gouvernementales assure une assise financière plus solide aux programmes publics d'art contemporain en évolution de la Galerie. L'augmentation de son budget annuel mène à celle du nombre d'employés et des programmes et services, ce qui permet de hausser la participation publique grâce à un éventail d'activités et d'événements.
Les expositions
Des douzaines d'expositions fascinantes ont eu lieu depuis 15 ans. Le premier conservateur d'art contemporain de la Galerie, le talentueux Jean-François Renaud, entreprend plusieurs ambitieux projets comme Juan Geuer: Investigating Chaos (1993); Savages Graces "after images" de Gerald McMaster (1994) ; et Ramboys: A Bookless Novel and Other Fictions (1995). Entre autres expositions ayant examiné l'histoire des arts visuels à Ottawa, mentionnons L'histoire de l'art et des artistes d'Ottawa et des environs (Première partie, 1993; Deuxième partie, 1994; Troisième partie, 1995) et Ottawa : Mise en scène (2000). D'importants artistes de la région qui méritaient depuis longtemps de voir leur travail exposé dans leur ville natale sont représentés dans Blair Sharpe: 15 Years of Work (1989); Leslie Reid: Landscape into Light (1990); Picture a Place (1992); Dennis Tourbin: The October Crisis, Continuum ( 1995); Richard Gorman: Pure Painting (1996); Susan Feindel : figura (1998); Ron Noganosh: It Takes Time (1999); Jerry Grey: Rare Spirits (2000) et Gerald Trottier : Réflexions (2002). La collection d'art contemporain grandissante de la Galerie a été présentée dans deux expositions intitulées Discernment en 1996 et 1999 et, plus récemment, dans Collection in Context (2002).
Sous l'influence de la conservatrice Sylvie Fortin, la Galerie gagne un renommée nationale avec ses expositions novatrices intégrant les nouvelles technologies et comprenant des artistes de réputation internationale ainsi que des praticiens locaux. Parmi elles, mentionnons Les mille regards de la nuit. Keith Piper et Ramona Ramlochand; Strange Attractors: Observations on Video Art in Ottawa-Hull (1997); Close Encounters (1998); In All the Wrong Places (1999); Catherine Richards: Excitable Tissues (2000); Take Two et Présent composé (2001). Renee Baert, conservatrice de l'art contemporain de la Galerie de 2002 à 2004, a organisé de brillantes expositions, telles Nelson Hendricks: Fuzzy Face (2002), Max Dean (2002), Entre forme et ligne (2003), 3 : Eliza Griffiths, Frank Shebageget et Alexandre Castonguay (2003), et la populaire Empreintes médicales. Baert a également collaboré avec la conservatrice Aoife Mac Namara à l'exposition, Eric Walker. Là mais disparus (2004).
Emily Falvey, l'actuelle conservatrice de l'art contemporain, veille aux expositions et publications de la Galerie, ainsi qu'aux acquisitions. Grâce à son esprit pénétrant, ses talents d'organisatrice, ses solides connaissances en histoire de l'art et sa passion de l'écriture, Falvey poursuit la création d'un passionnant programme d'expositions collectives sur des thèmes novateurs. Mentionnons Dead Nature/La vie immobile (2005), Kosmos (2006) et Techno pauvre (2007). Elle a aussi a organisé de remarquables expositions solos d'artistes bien enracinés dans la région d'Ottawa-Gatineau, dont Eric Walker, Germaine Koh, Deborah Margo, Adrian Göllner, Colwyn Griffith et Farouk Kaspaules. En 2006, elle recevait le prix du meilleur essai en art contemporain de l'Ontario Association of Art Galleries.
Par ailleurs, la Galerie propose un programme d'expositions itinérantes originales, ainsi que des projets spéciaux préparés par des commissaires en arts visuels réputés, dont France Gascon, Cheryl Sourkes, Karen Love, Nicole Gingras, Christine Conley, François Dion, Johanna Mizgala et Ryan Rice. Tous ont grandement contribué à la programmation de la Galerie.
Les œuvres de la Collection Firestone d'art canadien sont présentées sous forme d'expositions périodiques, ce qui permet au public d'en découvrir régulièrement de nouvelles facettes. Les expositions thématiques de la galerie Firestone fournissent toujours un contrepoint éloquent au programme d'expositions d'art contemporain. Mentionnons, entre autres, Henri Masson. Peintures et dessins (1997); Observations communautaires. Les contemporains de Pegi Nicol MacLeod (1999); La présence de l'absence. Ouvres de Ghitta Caiserman-Roth (2001) ; et Façade. Faire face au paysage canadien (2003). Plein espace. L'art moderne de la Collection Firestone d'art canadien (2004), organisée par Emily Falvey, a été la première exposition itinérante nationale de la Galerie et a reçu l'appui du Programme d'aide aux musées de Patrimoine canadien. L'exposition Bouillie chaude et Grand Nord (2005), qui a suscité un intérêt dans tout le pays, était, elle aussi, organisée par Falvey. Elle proposait une combinaison étonnamment fine des tableaux du Groupe des Sept, tirées de la Collection Firestone d'art canadien et du Musée des beaux-arts de l'Ontario, et des œuvres de quatre artistes en art contemporain.
En 2005, la Galerie a reçu des fonds qui lui ont permis de nommer Catherine Sinclair conservatrice résidente de la Collection Firestone d'art canadien. Sinclair s'est donné comme mission de faire connaître des œuvres de la collection qui n'ont jamais été exposées, notamment des œuvres sur papier, tout en les présentant souvent dans un contexte d'art contemporain. À l'occasion du 150e anniversaire de la Ville d'Ottawa, Sinclair a organisé Clairvoyance. Ottawa au cœur d'une collection nationale (2005), une exposition d'artistes d'Ottawa au sein de la collection. Dans Réflexions (2006), elle a juxtaposé des portraits et des autoportraits tant de la Collection Firestone d'art canadien que de la collection permanente d'art contemporain de la Galerie. Son exposition Animalia (2006), un succès à la fois public et critique, explorait les rapports des humains et des animaux dans des œuvres modernes de la Collection Firestone et des œuvres d'artistes en art contemporain.
Les publications et les événements spéciaux
Les ravissantes publications bilingues sont une caractéristique incontournable du programme d'expositions de la Galerie, tout comme les causeries d'artistes et de conservateurs. Notre bulletin, Tract, a paru pour la première fois en 1994 afin de bien informer nos membres et de faire connaître aux visiteurs les activités de la Galerie. Des événements comme la vente aux enchères printanière qui conjugue le talent des artistes de la région, le flair culinaire des restaurants locaux et l'appui de plusieurs entreprises d'Ottawa, est une occasion festive unique en son genre qui permet simultanément la collecte de fonds dont la Galerie a tant besoin. La série de conférences de Jennifer Dickson est un autre événement marquant, que le public anticipe avec bonheur deux fois l'an. Quant au nouveau programme Entre artistes, une série de présentations d'artistes dans une atmosphère décontractée, il a la cote du public.


