Eric
Walker : Là mais disparus |
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On connaît l'artiste d'Ottawa, Eric Walker, pour ses constructions dessinées, peintes et de techniques mixtes réalisées durant sa carrière de quelque vingt ans, et représentant des trains, bateaux, paysages urbains, voies ferrées, installations de telecommunications et autres emblèmes de l'industrie, des télécommunications et du transport canadiens. Là mais disparus met en valeur plusieurs traits caractéristiques de ses tableaux, dont sa passion critique pour la culture matérielle et l'iconographie du modernisme industriel; son dialogue avec le modernisme artistique dans un esprit de fidélité conceptuelle; et son vocabulaire esthétique axé sur le collage, les procédés de fabrication et la pulsion documentaire alliée aux pouvoirs d'illusion de la peinture. Si ses ouvres dépeignent de vrais objets singuliers, ses thèmes relèvent davantage de l'histoire sociopolitique du paysage et de ses usages, comme le suggère l'attention qu'il porte aux signifiants des forces économiques traversant et occupant les espaces et les lieux. Le recours à des histoires particulières pour articuler la culture spatiale est une autre caractéristique de son travail. Comme le remarque la critique et co-conservatrice Aoife MacNamara, << le travail de Walker est structuré autour du refus des pratiques de représentation universelle—ou d'universaliser. Les ouvres dans l'exposition, tout en évoquant de puissantes idées sur la topographie, l'industrialisation et la représentation, sont, comme le reste de son travail, ancrées dans des lieux particuliers et sont informées par de vrais faits historiques, intellectuels et politiques. Tout le corpus de l'exposition est inspiré du folklore, de l'organisation spatiale, de l'histoire du travail et de la culture qui ont ensemble façonné le paysage physique et intellectuel des Maritimes. L'enracinement des ouvres dans les événements, les gens, les histoires et la géographie de lieux singuliers discipline l'ambition de son programme intellectuel et créatif. >> Là mais disparus présente des constructions représentant des véhicules de transit et de transport et des sites fixes, comme les ports et les dépôts de gare, où ils arrivent, se rangent, assurent la correspondance et repartent. Ces trains, cargo porte-conteneurs et dépôts de gare évoquent, comme l'observe MacNamare, << les liens et les échanges transitoires que permettent les modes de transport entre les collectivités, les cultures et les économies. >> Le titre de l'exposition ne parle pas uniquement du transit et des transactions entre les lieux, mais suggère aussi la présence constante dans notre culture et notre imagination des vestiges résiduels des modes industriels du siècle dernier, par rapport aux économies virtuelles et de l'information qui prédominent aujourd'hui. Renee Baert, conservatrice de l'art contemporain
ActivitésVernissage
La co-commissaire Aoife McNamara parle de l'œuvre d'Eric Walker
Rencontre avec l'artiste Eric Walker (en anglais)
Merci à nos commanditairesLe Conseil des Arts du Canada, La Ville d'Ottawa, Conseil des arts de l’Ontario, La fondation Trillium de l'Ontario, The Ottawa Citizen, The New RO, Osler, Hoskin, Harcourt |
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