Hors circuit
|
||
|
|
La plupart du temps, les médias et le cinéma grand public présentent la culture autochtone comme chose du passé. Toutefois, avec l’augmentation du nombre de jeunes autochtones qui souhaitent devenir cinéastes, auteurs, réalisateurs et producteurs, les expériences et les représentations des Autochtones proposées sur nos écrans se diversifient. Le programme De son environnement naturel propose trois films qui portent sur les expériences particulières de jeunes autochtones dans le monde de l’art contemporain, dans les rues et dans les réserves. L’artiste Jimmie Durham, l’artiste vidéaste et musicien Geoffrey Pranteau (alias Daybi) et le cinéaste Noam Gonick explorent ce que veut dire de vivre les transitions entre la réserve et la ville au moyen de multiples genres cinématographiques, dont le western spaghetti, le film de kung-fu, le film d’art et le film policier et de gangsters. Leur travail parle des allers-retours ville-campagne et du pouvoir des jeunes à revendiquer leur propre territoire malgré les pressions sociales, le racisme, la pauvreté et l’isolement. Quoique différent, chaque récit raconte une expérience contemporaine immédiate à une époque de grandes transitions et de grands déplacements. Chaque film offre une perspective unique sur la formation des attentes à l’égard de l’espace et de la société, enrichissant ainsi les discussions sur l’identité autochtone. Ces films ne nous proposent aucune conclusion évidente ou fin heureuse. On n’y trouve pas d’idéal romantique ou futuriste de jeunes pleins d’espoir et nous en sommes quittes à comprendre et à évaluer les récits par nous-mêmes. Ainsi, s’élargit et se complexifie notre connaissance actuelle des jeunes esprits, des jeunes ambitions et de leur rôle dans nos préoccupations futures. Ce programme cinématographique s’inscrit dans le cadre de recherches effectuées par des conservateurs qui souhaitent approfondir et explorer les idées et les expériences en matière d’urbanité et de diversité autochtone, ainsi que le parcours d’artistes autochtones vivant en milieu urbain œuvrant dans des communautés multiculturelles. Une brève discussion aura lieu après chaque film. Daybi et Noam Gonick seront présents à la projection.
Pursuit of Happiness [La poursuite du bonheur]Allemagne 2002, 13 min. Réalisateur : Jimmie Durham Un film sans dialogue qui raconte l’ascension de Joe Hill (Anri Sala), un artiste américain autochtone fictif, qui parvient au sommet après avoir réussi une exposition artistique de déchets. Producteurs : Alves-Durham GbR, Mario Pieroni et Dora Stiefelmeier Zerynthia Réalisé avec l’appui de la Galerie 101 (Canada), la Fondation Dena pour l’art contemporain (France), Deutscher Akademischer Austauschdienst (DAAD, Allemagne) et Tommaso & Giuliana Setari . Neutral [Neutre]Canada 2003, 25 min. Réalisateur : Daybi (Cree) Neutre est un récit sur Ismail Renaud, un jeune homme qui hérite d’une maison de sa tante, déménage de la ville à la réserve et commence une descente aux enfers. Producteurs : Metal Sky Media et Kanien'kehaka Onkwawén:na Raotitiohkwa Production Prix : Meilleur artiste de la relève – imagineNATIVE Film and Media Art Festival, 2003 Stryker [La recrue]Canada 2004, 85 min. Réalisateur : Noam Gonick En jargon canadien anglais, « Stryker » est le nom que porte une recrue éventuelle d’un gang. Ce film suit une recrue, un incendiaire autochtone de 14 ans d’une réserve du Nord, durant une guerre de territoires entre deux gangs de rue du secteur nord de Winnipeg. Producteurs : Juliette Hagoian (Wild Boars of Manitoba) et Ryan Black Réalisé avec l’appui de Téléfilm Canada, Manitoba Film & Sound, Showcase, Movie Central, The Movie Network, The Centre for Aboriginal Human Resources Development et du Conseil des arts du Manitoba. |
|








