L’air du temps
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Il n'y a pas d'école officielle de militantisme. Aucun diplôme universitaire n'habilite l'organisation militante de base. Les écologistes, comme bien d'autres instigateurs de changement social, ont des profils diversifiés, viennent de tous les milieux et se trouvent même dans tous les partis politiques. Et tous font leur apprentissage sur le tas. Par ailleurs, l'expérience d'autrui devrait être profitable à tous. Malheureusement, plus souvent qu'autrement, les gens se retrouvent plongés dans une situation qui requiert d'eux un certain héroïsme moral. Ils n'avaient pas prévu devenir militants. Elizabeth May donnera une conférence sur l'art du militantisme, conférence qu'elle a présentée partout au Canada. Elle y abordera les divers aspects du militantisme productif : comment obtenir les bonnes informations, comment se comporter lors de rencontres avec le milieu des affaires et le gouvernement, les stratégies de lobbying, la rédaction de lettres et des idées de collectes de fonds. Elizabeth May, qui n'a pas de diplôme universitaire en militantisme, fonde sa conférence sur ses trente ans d'expérience. Auteure, avocate, mère et militante résidente d'Ottawa, elle occupe depuis 1989 le poste de directrice générale du Sierra Club du Canada, un organisme voué au développement d'un réseau de militants de base bien formés et diversifiés qui se consacrent à la protection de l'intégrité des écosystèmes terrestres. Parmi les nombreux prix qu'elle a reçus, mentionnons le Prix mondial 500 des Nations Unies en 1990 et, en 1996, le Award for Outstanding Leadership in Environmental Education de la Ontario Society for Environmental Education. Elle était nommée Officier de l'Ordre du Canada en 2005. |
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