Perspectives métissées
Du 26 novembre 2009 au 14 février 2010
Organisée par Andrea Fatona
Galeries d'art contemporain
Frances Dorsey (Halifax), Jérôme Havre (Montréal), Ed Pien (Toronto), Michèle Provost (Gatineau)
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Perspectives métissées présente quatre artistes qui emploient fibres naturelles et synthétiques, technologies anciennes et nouvelles, et méthodes des métiers d’art et de l’art contemporain. Dans leurs oeuvres laborieusement fabriquées par nouage, piquage et tissage, ils nous invitent à réfléchir à nos modes de suture et de superposition de l’information multi-sensorielle pour faire sens de nos divers mondes. Chacun emploie la fibre—matière ordinaire tridimensionnelle— pour créer et transmettre des récits personnels et collectifs qui sont à la fois cohérents et fragmentés, visibles et invisibles. Au moyen du textile, Frances Dorsey entremêle souvenirs personnels et histoires marginalisées pour éclairer des problèmes locaux et mondiaux. Selon la conservatrice Ingrid Jenkner, ses sortes de grands paysages sont « une médiation élargie entre la fragmentation continue et la reconstruction imaginative où la mémoire, par opposition à l’histoire, semble vraie comme version non autorisée des événements1. » Telles des miniatures, les sculptures mythiques en nylon doux de Jérôme Havre évoquent les étrangers d’Yinka Shonibare. Ils nous incitent à réfléchir à cette division du « nous » et « eux », aux gestes de suture et aux processus de synthèse et d’hybridité. Avec ses cordes, vidéos et dessins, l’installation immersive d’Ed Pien, Corridor (2009), crée un sentiment de mouvement, de voyage, de contenant et d’échange. Faite de deux rideaux de corde colorés, noués et superposés, elle nous transforme en acteurs quand on parcourt son réseau. Dans ABSTrACTS/RéSuMÉS, Michèle Provost convertit avec humour articles de revues d’art et essais de conservateurs en arts visuels. Par l’appropriation appliquée de ces sources originales et par l’impression et le piquage minutieux de ces codes textuels empruntés sur du papier et du tissu, elle crée une poésie sonore et visuelle dada qui force à reconsidérer les modes de production de la cohérence en cette ère de mondialisation. — Andrea Fatona, commissaire de l’exposition 1 Ingrid Jenkner, Frances Dorsey: Saigon, Halifax (Nouvelle-Écosse), MSVU Art Gallery, 2007, p. 22.
ActivitésVernissage
Rencontre avec l'artiste Jérôme Havre (en français)
Atelier pour la famille avec l'artiste Jérôme Havre (en français et en anglais)
Parcours de l'exposition avec la commissaire Andrea Fatona (en anglais)
Soirée de poésie sonore : Poètes et auteurs de la région présentent des oeuvres inspiréespar les mots de l'installation de Michèle Provost, ABSTrACTS/RéSuMÉS
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