Clair de nuit
Du 14 novembre 2009 au 7 février 2010
Organisée par Catherine Sinclair
Galerie Firestone
Bruno Bobak, A.J. Casson, Maurice Cullen, Marie-Joseph Georges Delfosse, Sherrard Grauer, Edwin Holgate, Yvonne Mckague Housser, John Koerner, Arthur Lismer, Henri Masson, Max Maynard, Kazuo Nakamura, Will Ogilvie, Pat O’Hara, Herbert Palmer, George Pepper, Claude Picher, Philip Surrey
|
|
Pour percevoir la nuit dans les peintures et les esquisses, le contraste avec la lumière est nécessaire–les sombres silhouettes des édifices, personnages, arbres et montagnes illuminés par la lune, les lampadaires ou les phares d’auto. C’est ainsi que les artistes visuels qui explorent le mouvement et les formes dans le noir rencontrent l’ironique nécessité de représenter la clarté. Clair de nuit présente des oeuvres de la Collection Firestone d’art canadien où cette tension des opposés est sondée. Des lampadaires illuminés de Pat O’Hara dans le Gas Town de Vancouver à la Venise de Maurice Cullen que le crépuscule fait disparaître, les oeuvres portent ici sur l’interdépendance paradoxale de la lumière et de l’ombre qui inspire depuis toujours l’art, la philosophie, la littérature, la poésie et la mythologie. L’obscurité suscite à la fois crainte et passion, car la venue de la noirceur annonce simultanément les dangers et les amusements possibles. L’artiste canadien Philip Surrey capte cette dualité particulière dans ses tableaux et ses illustrations quasi surréalistes de Montréalais. Aux sportifs, promeneurs de parcs, auditeurs de musique ou passants gênés qui se croisent sur les trottoirs s’ajoutent les rehauts de l’éclairage des parcs, des phares allumés et des affiches au néon, qui jettent d’étranges nuances et allongent les ombres. La noirceur du soir assombrissant un paysage peut être une métaphore du monde naturel qui s’assoupit doucement, mais aussi d’un certain malaise. Pour représenter le passage du jour à la nuit, l’aquarelliste Kazuo Nakamura cerne d’une palette sombre l’horizon d’un blanc pur, alors que Sherrard Grauer confère inquiétude et pressentiment à son Paysage climatique (1974). D’autres artistes, tels John Koerner, Henri Masson et Claude Picher, traitent plutôt des métamorphoses du ciel : reflets lumineux et jeu des couleurs sur la mer, propriétés réfléchissantes d’une lune bleue ou bosquet en silhouette qui disparaît presque dans la nuit. – Catherine Sinclair, commissaire de l’exposition
ActivitésVernissage
Parcours de l'exposition avec la commissaire Catherine Sinclair (en anglais)
Perspective contemporaine avec l'artiste Andrew Wright (en anglais)
|




